Depuis des années, je commets régulièrement des textes très courts et hachés. Des bouts de pensées ou de simples successions de mots, de phrases, qui restaient à jamais perdus dans des calepins ou des fichiers éparpillés sur des supports de stockage. Depuis quelque temps, lorsque j’en retrouve, pour peu qu’ils me plaisent encore un peu, je les reprends légèrement et les range bien ensemble dans l’un des dossiers de mon éditeur de texte fétiche. Le nom du dossier est aussi tordu que les morceaux qu’il accueille. Ce n’était pas volontaire, pas réfléchi, mais ça me fait rigoler aujourd’hui encore. Et comme je suis passé en mode YOLO sur ce blog, il y a quelques semaines de ça, j’ai décidé de lâcher régulièrement certains de ces écrits en ligne.

Au premier regard, dans leur forme, ils s’apparentent à des poèmes. Sauf que ces textes ne renferment ni rimes, ni poésie. Les rares occasions où ce sujet s’est invité dans une conversation, j’ai soigneusement utilisé le terme « truc » pour les évoquer. Pour insister, de manière implicite et détournée, que je ne considère pas de tels amas de mots comme étant des poèmes. Mais ce « truc » demeure une appellation un peu trop débile et limitée et, somme toute, assez péjorative tout de même. Dans un moment d’égarement, j’aurais pu donner dans les flonflons et choisir de nommer ça des « non-poèmes ». Au final, ça n’aurait sonné que plus prétentieux encore. J’étais donc très loin du compte et, comme tout cela n’avait que peu d’importance, j’ai laissé courir pour passer à autre chose.

Mais v’là-t-y pas que ce matin, pouf !

Après le rituel indéfectible et déféquant café-clope-popo, la grande illumination !
Une fois de plus, les toilettes prouvent leur rôle essentiel dans la libération spirituelle.
Quand bien même cela se doit de transiter par le fondement.

Désormais, j’appellerai ces petits excréments textuels des « télégrammes ».

En plus, il pleut enfin.
Y a pas à mégoter.
Cette journée s’annonce bien.
Stop.