J’avais souvent entendu
ces histoires de fantômes des sables
On disait qu’ils étaient le fruit
de la destruction massive
des Hommes.

On disait qu’à force de fragmenter la roche
pour en extraire ce marbre blanc
les mineurs avaient réveillé les âmes de pierre
celles-là même qui savent lever
un Golem.

Qu’elles avaient préféré se glisser dans la poussière
dans tout ce sable résiduel et omniprésent
recourant à la ruse
On racontait qu’elles déplaçaient les dunes
après le passage des Hommes
leur ôtant tout chemin de retour
Ou, encore, qu’elles engloutissaient ceux
qui, imprudents, s’approchaient des lagons artificiels
à l’eau turquoise formés par
le jet de découpe.

J’avais entendu tout cela
Et plus encore.