Allez savoir pourquoi mais il a fallu que je pleurniche sur Twitter ce matin. Au sujet de ma difficulté du moment à accoucher d’un semblant d’article un peu construit. Seulement voilà : je me sais dans une période où ma cervelle fonctionne au ralenti. Qu’il en sera ainsi tant que la fatigue sera prédominante et que m’acharner sur ces bouts d’écrits ne m’apportera que de la frustration. Frustration que j’aurai alors du mal à gérer avec ladite fatigue, évidemment, et qui aura tôt fait de se transformer en démotivation. Etc. Etc.

Certes, pleurnicher ne me sert guère plus. Mais cela présente en tout cas le mérite de me confronter à ce moment d’impuissance. De me le demi-pardonner en me l’avouant. Aussi bête que cela puisse paraître. Rien de tel pour me rappeler que je ne suis pas un surhomme. Que je n’ai rien d’un esprit brillant. Que mes réflexions ne sont pas prolifiques, pas plus qu’elles ne sont abouties. Et que ce constat n’est pas grave. Au contraire. Ce rappel à l’ordre de mes capacités limitées m’aide à en reprendre la juste mesure afin de leur accorder un meilleur soin.

J’ai toujours eu une fâcheuse tendance à la dispersion, entretenue par une curiosité naturelle que je dope comme un coureur du Tour de France. Parfois au-delà de ce que je suis en mesure d’assimiler ou de comprendre. Je m’épuise alors inutilement et sabote en conséquence mes activités en cours. Cette année, je pense m’être surmené plus que je ne l’aurais dû. Comme si, malgré ce que je croyais, il me restait encore pas mal de choses à me prouver. Et je pense l’avoir fait. En tout cas en avoir abattu une bonne quantité. Mais je ne peux m’ôter de l’esprit que tout cela à un prix. Cette fatigue du moment, ce creux, ce grand vide, l’est vraisemblablement et je ne pourrai en faire l’économie.

Assez d’arrogance pour cette année.
Objectivement, je n’ai pas les moyens de payer des intérêts.
Je passe à  la caisse.
Je vais finir en roue libre.