L’année dernière, quasiment à la même période, je goûtais pour la première fois aux joies d’un séjour bigouden. C’était la première fois depuis des lustres que j’avais posé une semaine de congé et organisé mon planning bien à l’avance. Aucun regret, loin de là, si ce n’est peut-être de ne pas l’avoir fait plus tôt. Outre la Bretagne, c’est surtout le plaisir de se retrouver au calme avec les quelques amis proches que je vois très peu et qui font tellement de bien. Au passage, c’est également lors du précédent séjour que j’ai trouvé la pleine motivation de démarrer ce blog actuel. Une illustration personnelle de ce que je considère être un cercle vertueux.

Partant de là, il n’était simplement pas possible que je ne remette pas les couverts cette année. Ainsi, d’ici quelques jours, je reprendrai ces routes qui me mèneront toujours “un peu plus à l’ouest”. Et, quel que soit le temps, je sais d’avance que de bons moments s’annoncent. Ma besace sera encore un peu plus chargée que l’an passé : aux incontournables appareils photo et ordinateur portable viendront s’ajouter une (vraisemblablement trop grosse) pile de livres et un nouveau carnet papier. De quoi profiter pleinement de l’instant, en supplément des conversations, des apéritifs et autres orgies culinaires qui ne manqueront pas. Si vous connaissez les hôtes, vous savez très bien ce que je veux dire.

Je suis également curieux de découvrir les effets que les embruns pourront produire avec mes “particules oniriques”. Car s’il y a un changement majeur entre cette itération et la précédente, il tient principalement dans mon état d’esprit général. Il y a 360 et quelques jours, je n’étais pas loin de l’implosion, pas loin de me laisser dévorer vivant par mon “Monstre sombre”. Si cela n’a pas toujours été évident, je sais que j’ai parcouru beaucoup de chemin depuis. Et, au moment d’écrire ces quelques lignes, il me semble grand temps de confesser que ces quelques jours bretons, en 2016, ont grandement contribué à me remettre en selle, entouré par ces “gens-là”. Pas de manière provisoire, qui plus est, mais bien de façon durable.

Alors, cette année, la seule chose que je tiens pour sûr, c’est que ça va être rudement bien.