C’était supposé être une trilogie, mais ça vire tout doucement au Soap opera

N’hésitez donc pas à saisir votre télécommande et à zapper sur un autre site, si le sujet vous ennuie. Je ne vous en voudrais pas et je n’y perdrais rien puisque ce programme est exempt de toute publicité.

Pour ceux qui restent, ou qui prennent la série en route - les pauvres… -, voici une liste des épisodes précédents :

Après tout cela, et les quelques échanges qui en ont découlé, j’avoue avoir été surpris.
Agréablement ?
Un peu, oui. Mais je n’en suis pas certain.

De fait, aucun n’est sorti des bois, par Twitter ou par email, pour me balancer au nez un

Spèce de comique ! C’est OStatus que tu décris en moins bien !

ou encore un

LOL! Mais tu ne connais pas diaspora* !?

Au final, je vous trouve tous bien urbains.
Merci.

Pour vous rendre cette politesse, puisque vous n’avez pas abordé ces projets-là (parmi tant d’autres, je vous le rappelle…), je vais le faire. Parce que je reste véritablement dans l’expectative à leur sujet : Pourquoi personne n’a cherché à les mettre sur la table ? Pourquoi ont-ils si peu de succès public - dans le meilleur des cas -, ou donnent-ils l’air de morts-vivants ? Et ne pensez pas que je cherche à prendre des coups en formulant ces questions. Si je parlais d’approche pre-mortem dans “Noir sur blanc“, je n’exclus pas non plus le bon vieux post-mortem

Commençons par ceux qui bougent encore

OK. Ce titre ne rend pas beaucoup hommage au projet diaspora*.

Ce dernier n’est pas moribond, loin de là. En tout cas, c’est ce qu’il me semble. Et c’est tant mieux. Par contre, j’avoue ne lui avoir prêté que très peu d’intérêt jusqu’à maintenant. Bien sûr, je ne vais pas me contenter de lâcher ça froidement sans faire part de quelques unes de mes raisons.

J’adhère à 100% - enfin, 99%, juste histoire d’être pénible… - aux idées qui sont au cœur de diaspora* : décentralisation, liberté, confidentialité, etc. Oui, mille fois oui. Merci et bravo. Mes réserves portent sur la forme et certains choix faits pour concrétiser cette démarche. Comme pour Mastodon, j’ai cette sale impression qu’il ne s’agit rien de plus qu’une autre forme de silos passée à la machine opensource/libre. Je perçois cela comme une simple transposition d’un Twitter ou d’un Facebook dans un modèle opensource et un peu plus décentralisé. Des clones “libres” de choses plus abouties, plus connues, plus accessibles et plus grand public.

Ces alternatives ont donc le mérite d’exister. Elles attireront sans aucun doute les geeks les plus téméraires et les plus en quête d’une posture anti. Mais elles risquent de se limiter à une niche, justement pour ces raisons. Ces outils m’apparaissent toujours trop déconnectés de mon terrain de création et de publication personnelles. Il me faudrait donc soit gérer une autre pile technique juste pour émettre et suivre des gazouillis, soit créer un compte auprès d’un silo “libre” tiers. Tout de suite, ça perd énormément d’intérêt à mes yeux. De plus, lorsque j’évoque l’aspect geek-à-tendance-velue, je pense à l’introduction du terme jargonneux “Pod” et à l’horrible stupeur qui m’a saisi lorsque j’ai consulté la page d’installation pour ce dernier…

Une fois de plus, je pense que nous nous vautrons dans la caricature et que cette posture condamnera tous les efforts qui pourront être engagés pour rameuter les moutons égarés, actuellement aux griffes des GAFA et consorts.

Ce que je retiens surtout de diaspora* est sa démarche pour dissocier outil et protocole : diaspora* federation protocol. J’y vois un réel progrès et un changement d’orientation sain. Cela fera désormais partie de ma veille personnelle pour la suite, voire de tentatives de contribution. Et si vous prenez le temps de parcourir les pages Wiki traitant du protocole, vous risquez de rencontrer quelques allusions à OStatus.

Voilà qui m’offre une transition bien facile…

Disséquons les cadavres

Cela fait des semaines, voire des mois que je me pose cette fichue question, sans vraiment lui trouver de réponses valables.

Qu’est-ce qui a bien pu merder de la sorte du côté de OStatus ?!

OStatus avait dressé une bonne liste d’outils à faire figurer dans la boite, cf. “The Basics” et “The Good Stuff“. Des morceaux de choix que nous retrouvons encore dans Mastodon, diaspora* et les pistes IndieWeb. Tout cela semble avoir viré en eau de boudin à partir de la fusion de StatusNet et de GNU Social.

Je ne saurais dire si cela n’est rien d’autre qu’une histoire d’une énième querelle d’égos ou d’un bus factor mal évalué. Si vous en savez plus à ce sujet, je serai assez curieux de l’entendre. Indiscutablement, il y a de sérieuses leçons à tirer de cette vrille et il me manque beaucoup trop d’éléments pour le faire de mon côté.