Il y a d’abord ce moment de soulagement. Le fameux “Voilà ! Ça, c’est fait !”. Il est appréciable. Il est périssable. Il est de (très) courte durée, au final. C’est presque systématique, pour moi, lorsqu’il s’agit de livrer un morceau de code ou un semblant de réflexion sous la forme d’un billet long.

La publication de “Noir sur blanc” n’a pas échappé à cette règle. Bien au contraire, elle l’a plus que jamais renforcée. J’avais vraiment peiné à synthétiser de nombreux mois de questionnement et un beau monticule de notes volantes. J’avais même réussi à repousser la tentation de ne pas publier avec l’excuse “À quoi  bon ? Tout cela a déjà été analysé, traité, décortiqué ailleurs, d’une manière et d’une exhaustivité que ne n’atteindrais jamais…”.

Pourtant, j’ai cru un instant avoir atteint le petit but que je m’étais fixé et j’ai alors cliqué sur ce gros bouton “Publier”. Bien sûr, seulement après quelques relectures. Vous savez, ces relectures qui, au fond, ne servent pas à grand chose sur le moment. Tellement la tête dans le guidon, on manque cruellement de recul et on a un peu la berlue. En gros, on ne voit rien. Au mieux, on en loupe beaucoup. Et surtout les multiples coquilles qui parsèment chaque paragraphe.

Mais bon…
C’est publié.

Soulagement.
Détente.
Clope et café en guise de tape dans le dos.

Et arrivent alors les doutes et les frustrations.

Pas besoin de les inviter, ceux-là. Ils savent toujours se pointer au moment où on les attend le moins. Pourquoi n’ai-je pas mis cela ? Pourquoi ai-je retiré ceci ? Pourquoi l’ai-je écrit de la sorte ? Pourquoi l’avoir tourné comme cela ? Tout le monde va passer à côté ! Etc. Etc. Etc. Je me surprends du peu de réactions. Je m’en inquiète. Pour rien, évidemment. D’abord, c’est le week-end. Ensuite, c’est un sujet de niche. Enfin, il y a bien plus important dans le monde (surtout en ce moment).

Cela m’aide à me rendre compte de mes petites crises obsessionnelles. Et puis, ça confirme qu’il était temps de publier ce morceau-là, aussi imparfait et incomplet soit-il. Tout simplement parce que ça fait de la place dans la caboche. Et que ça permet de voir ce qu’il y a lieu d’approfondir ou d’écarter afin de transformer tout cet amas de mots et d’idées en une démarche constructive et un projet plus concret. Si les retours ont été assez peu nombreux, ils n’en ont pas été moins enrichissants.

Au final…
C’est loin d’être terminé.

Curiosité.
Découverte.
Clope et café en guise de compagnons.

C’était quoi, déjà, cette histoire de boite de Pandore ?