Désolé pour le babillage qui va suivre, mais…

J’avais besoin de sortir de la série de billets portant sur la publication en ligne. Plus j’avançais sur le dernier volet à livrer, plus je m’éloignais du but que je m’étais fixé : proposer des idées, livrer des pistes possibles. Les notes s’accumulaient. Les remarques également. Et que dire des sources à insérer et à valider.

En souhaitant m’épargner cette partie de besogne, j’en arrivais à écrire quelque chose qui sonnait directif et absolu, soit à l’opposé de ce que je souhaitais livrer. Il me fallait faire une pause et reprendre du recul sur le sujet. J’avais donc convenu de ne pas publier avant le week-end qui s’est désormais écoulé. Chose que je n’ai pas faite non plus une fois le moment arrivé. Comme de bien entendu…

Quoi qu’il en soit, cet “exercice” proposé par Antoine fait du bien et présente des effets de bord délicieux. D’abord, il me rend un peu plus attentif aux (saines) tentatives d’évasions. Telles que celle de Pia - ironiquement publiée sur une autre plateforme “silo” - ou encore celle contée par Grosse Fatigue. Ensuite, il me permet de découvrir des endroits merveilleux : je dois avouer un vrai coup de foudre pour Hypothermia.

Parlant d’évasions, j’avais prévu de glisser une journée de congé dans ma semaine ouvrée. Je m’y suis tenu et je n’ai rien regretté. Il y avait la neige sur les montagnes qui cernent la ville. Il y a eu le premier café, installé en terrasse chauffée, sur la Place Aux Herbes. Puis un petit crochet pour m’assurer que la libraire Arthaud était bel et bien toujours là. Suivit une grande boucle sans destination précise, simplement pour prendre le pouls du centre, au calme d’un jeudi après-midi. Vint l’heure d’aller hanter le musée, mais non sans une halte en cours de route, Rue Chenoise. Juste histoire de faire une petite provision de pâtisseries orientales. Il va sans dire que j’ai été ravi par l’exposition Kandinsky. Mais je préfère toujours sa période Bauhaus. On ne se refait pas, ne dit-on pas ?

Ce soir-là, en reprenant la route, j’avais encore ses formes et ses couleurs qui dansaient devant mes yeux. J’avais également la promesse d’un moment de partage sucré et savoureux dans une boite, sur le siège arrière. Et des livres dans un sac en papier, juste à côté. Le dernier Pennac - parce que c’est comme ça -, deux essais de Kandinsky que je n’avais jusqu’alors pas eu la prétention d’aborder et le premier tome du cycle des Robots, d’Asimov - puisque je suis bien décidé à combler certaines lacunes inacceptables.

J’ai attaqué tranquillement, mais un peu crânement, Kandinsky vendredi soir, après une journée d’un boulot qui m’avait assommé et abruti à souhait. Parce que le boulot, justement, il n’est pas très fun ces derniers temps. Ce bon vieil Isaac et “Les Robots” ont fini par prendre le dessus samedi. Ça m’a gardé loin des claviers, loin des écrans. À lire, je n’ai rien écrit, rien codé. Sans culpabilité, aucune.

C’était chouette.