Deux jours, c’est vraiment trop court.

Mais, ça, je le savais déjà et j’avais fait ce choix en connaissance. Comme je me sens un peu en vrac - et je le suis sans doute -, c’est sans le moindre remord que je vais livrer la suite de ce billet de la même manière. Une sorte d’états des lieux après fête.

La folie des grandeurs

Voilà, c’est fait. J’ai franchi le pas et j’ai ouvert boutique sur Curioos. Des tirages de certaines de mes images sont donc désormais en vente. La décision a été prise rapidement, pour une fois. Mais comme les risques étaient plus que limités, ce n’est pas un grand exploit. Par contre, je remarque déjà un détail qui me gène : le processus de vente ne semble absolument pas transparent.

Pour ce que j’en ai compris jusqu’à maintenant, si vente il y a eu, un versement de “royalties” est effectué en fin de mois et… point-barre. Il ne serait donc pas possible de savoir quels formats / supports ont trouvé preneurs, ni où ils sont partis. Voilà qui rend le tout bien trop impersonnel à mon goût. Finalement, ça me met un peu mal à l’aise.

Je vais laisser cette expérience suivre son cours pendant quelques temps, mais je pense également partir en quête d’une solution qui me serait plus adaptée. Une formule qui me permettrait éventuellement de tisser de nouveaux liens. D’ailleurs, si certains d’entre vous ont d’autres pistes, ma boite email est grande ouverte. À suivre…

Un petit plaisir

En parlant d’images et de liens, cette nouvelle année a bien commencé : la grange est à nouveau éclairée.
Non, ce n’est pas du Radio-Londres…

Gueule de bois

Dans leur propagande, les dictateurs contemporains s’en remettent le plus souvent à la répétition, à la suppression et à la rationalisation — répétition de slogans qu’ils veulent faire accepter pour vrais, suppression de faits qu’ils veulent laisser ignorer, déchainement et rationalisation de passions qui peuvent être utilisées dans l’intérêt du Parti ou de l’Etat.  L’art et la science de la manipulation en venant à être mieux connus, les dictateurs de l’avenir apprendront sans aucun doute à combiner ces procédés avec la distraction ininterrompue qui, en Occident, menace actuellement de submerger sous un océan d’inconséquence la propagande rationnelle indispensable au maintien de la liberté individuelle et à la survivance des institutions démocratiques.

Aldous Huxley - « Retour au meilleur des mondes » (1958)

Ou comment un texte de près de 60 ans vous fait redescendre brutalement sur terre et vous rappelle au quotidien. Je vous le pose donc là, et je vous laisse méditer tranquillement. Ne me remerciez pas.

Au passage, j’ai donc comblé une lacune : je n’avais jamais lu “Le meilleur des mondes” d’Aldous Huxley. C’est désormais chose faite. Pour bien couronner le tout, j’avais récupéré “Retour au meilleur des mondes”, que j’ai lu dans la foulée. Le recul de l’auteur sur son roman est intéressant à lire, sans perdre de vue le contexte de cette auto-critique.

Il y a parfois débat sur le type de dystopie qui conviendrait le mieux à notre avenir proche : Orwell ou Huxley ? Entre mes souvenirs du premier et la lecture fraiche du second, je serais tenté de demander pourquoi choisir ? J’ai bien l’impression qu’un mélange de ces deux visions sera le beau cocktail qui arrosera notre période. J’espère me tromper.

Des retards

Il y a les retards que l’on rattrape et ceux que l’on creuse. J’ai fini de creuser celui du code : rien fait. Keud. Nada. Les webmentions attendront donc encore un peu, d’autant qu’ayant peu l’occasion de développer désormais, j’aime verser dans l’excès de complexité même là où je pourrais (et saurais) faire simple. Je crois que l’on peut appeler cela du masochisme…

Mais j’ai une excuse pour ce retard-là : de la même manière que j’ai enfin lu Huxley, je suis allé piocher “Fondation” d’Isaac Asimov. Oui, je le confesse : je n’avais encore rien lu de cet énergumène. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et les deux tomes suivants du cycle principal m’attendent pour cette fin de semaine.