Adopter le libre devrait être une position philosophique, un penchant, qui ne pourrait en aucun cas être exclusif, à cause des limites floues de tous les concepts. Peut-être alors on pourrait enfin entendre « C’est libre et, en plus, c’est bon. » C’est ce que je veux entendre. C’est à cette condition que le libre et toute la culture qu’il véhicule, et que j’aime, se développeront.

Le libre ne doit pas passer avant la qualité. Il doit aller avec elle. Pourquoi n’est-ce pas plus souvent le cas ? Peut-être encore à cause d’un autre excès d’idéalisme : le postulat selon lequel la liberté implique à terme la qualité (postulat évoqué par Stallman dans le texte cité plus haut). Oui, mais à quel terme ? Négliger le terme, c’est justement se placer dans une réalité transcendante, se détacher des contraintes pratiques et quotidiennes des utilisateurs. Si en attendant personne n’utilise un logiciel, le terme ne surviendra jamais… même en un temps infini.

Thierry Crouzet - “C’est libre mais c’est mauvais”

Pour l’heure, je n’ai pas grand chose à ajouter.
Si ce n’est, vous vous en doutez bien, de vous recommander la lecture de l’article cité ci-dessus et celle de son petit frère parfaitement complémentaire.