Samedi matin 3h30…

Me retrouver à faire couler du café alors que je souhaiterais dormir, tout simplement. Que le cerveau peut être blagueur, parfois. Souvent, même. La vieille table en bois de la cuisine s’est partiellement parée d’un jaune post-it. La faute à l’organe de l’étage supérieur. Toujours lui. Qui a décidé de remplacer le tapage stérile de la journée par un tapage plus bruyant encore mais qu’il m’annonce comme potentiellement plus productif.

Tu parles !

Devant moi, les quelques premières traces de ce qui me trotte dans la tête depuis la veille. Tout cela à cause d’une notification RSS - simplement entrevue - indiquant la présence d’un article sur le droit à l’oubli publié sur le blog officiel de Google. La réception d’un signal qui, ironiquement, dit et répète qu’il ne faudra pas oublier de lire ce texte et de creuser ce problème-là.

Le mou de cervelle qui habite ma boîte crânienne n’est pas seulement farceur. Il est cruel et sadique. Au point d’être trop vif pour me laisser trouver paisiblement le sommeil mais trop embrumé pour me permettre d’entamer une réflexion digne de ce nom sur le sujet qu’il a fait naître. Ou, plutôt, sur tous les sujets qu’il a fait naitre et mis en relation.

Alors je remplis des post-it avec mes premières notes.
Alors je sème des miettes de pain.
Alors je redécore la table avec mes premiers post-it.
Alors j’enrage de ne pouvoir me concentrer plus.
Alors j’accumule quelques heures de fatigue supplémentaire.

C’est frustrant mais tant pis.
De toute manière, c’est samedi.
Je m’offrirai une sieste cet après-midi…

Ah ! Et puis…
PS : Pense à aller acheter des piles pour ton clavier et ta souris !