Je suis toujours frappé par la dualité dont peut faire preuve l’être humain.

Oui, une fois de plus je tends à généraliser alors que, au final, je ne fais que partir d’un constat venant de mon nombril et se transformant en pseudo réflexion ego-centrée. Mais ce n’est pas bien grave : si nous n’en avez pas déjà l’habitude, vous aurez tôt fait de la prendre. Ou vous finirez par vite passer votre chemin. Mais restez encore un instant, s’il vous plait. Et revenons-en au registre de la dualité.

Par exemple, à lui seul, ce blog est une preuve flagrante de l’écart qu’il peut y avoir - et que je peux entretenir - entre ce que je sais et ce que je fais. Un peu comme le fumeur que je suis : je sais que le tabac est mauvais pour ma santé mais je fume toujours. OK. L’exemple est assez mauvais puisqu’il y a aussi une part d’addiction, pour le coup. Mais passons. Je suis certain que vous voyez bien où je veux en venir. Pas la peine d’être désagréable.

Alors que je me décidais à me remonter un peu les manches pour bâtir ce lieu, le courant voulait que l’on pense le design et l’expérience utilisateur “Mobile First“. Ça me semblait assez sensé, tant que cette pratique ne virait pas au dogme en tout cas. Les chiffres d’utilisation du mobile pour consulter le Web étaient d’ailleurs une justification quasi suffisante. La tendance était déjà bien marquée il y a quelques mois de cela, elle s’est dernièrement explicitement confirmée (il faut que je retrouve ce lien…).

Même si je savais cela, je n’ai pu m’empêcher de choisir une approche “Desktop First“. J’en connais quelques uns qui expliqueront rapidement ce fait par ma supposée tendance à être pénible et contrariant. Sauf que si cela avait été le cas, je ne me serais sans doute pas compliqué la vie à faire que ce design de base -  l’opposé du mobile - soit suffisamment “Responsive” pour rentrer dans les quelques pouces d’écrans que nous avons tous désormais dans nos poches. Et ce, sans que ça ne pique trop les yeux.

Comme je souhaitais mettre sur un même niveau d’importance les textes et les photos - donc faire un hybride entre un blog et un photoblog -, j’ai opté pour un changement de profil à l’orientation : plutôt blog pour une orientation verticale, plutôt photoblog lorsqu’on passe en position horizontale. Restez assis, je n’ai pas fini.  Le compromis me semble assez bon et juste. En tout cas, il me plait. Et c’est le principal. Notons au passage cette remarque. Elle pourrait servir plus tard. Et continuons.

Puisque j’ai évoqué les images, regardons cela de plus près. Du vectoriel ? Non. Du bon vieux raster. Des bits en mappe et une mappe d’une taille (très) généreuse. De la photographie - principalement couleur - dans un format 16/9 à peine un poil en dessous du FullHD. C’est maintenant que je vous vante mon attachement viscéral aux performances Web. Sérieusement. Oui, vous avez le droit de me rire au nez en regardant le poids que représente l’intégralité des composants de cette page. Je le mérite.

D’autant que, pour l’instant, j’ai à peine pris le soin d’optimiser les fichiers JPEG avant de les mettre en ligne. Guère plus que je n’ai pris le temps de soigner ce fameux aspect “Responsive“, avec un chargement un peu plus ciblé d’une variante un peu plus adaptée, par exemple. Là encore, je sais beaucoup de choses que je ne fais pas. Et je dois sans doute aussi faire des trucs que je ne sais pas. Mais on s’éloigne, là…

Jetons un œil à la navigation, rapidement. La quoi ?! “Ooops. My bad.”. Si j’estime qu’elle est assez présente et visible en mode vertical, qu’en dites-vous en mode paysage ? Voire… En page d’accueil en mode paysage. J’avoue qu’il y a sans doute un peu de vice là-dedans. Ça tombe bien, j’aime bien être vicieux. Mais je doute trouver une fiche Opquast recommandant l’usage du vice au moment de concevoir une navigation. Non ? Même si je soupçonne parfois Elie d’entretenir un fond de psychopathie…

Là où ça frôle le paroxysme, c’est dans le domaine du code derrière cette petite scène. Le code spécifique, celui du sur-mesure et de l’assemblage. C’est juste une horreur. Là, je vais rigoler lorsque l’un de mes compères va débarquer au milieu de cette porcherie. Surtout connaissant le compère en question… Le seul regret que j’ai, c’est que je ne serai pas physiquement présent pour voir sa tête ni entendre ses cris et envolées lyriques de noms d’oiseaux.

Il y a quelques temps à peine, j’aurais été incapable de donner un accès à ce code-là à quiconque, tellement ravagé par la honte que j’aurais été. Depuis, j’ai compris que j’avais avant tout besoin de faire, avant d’avoir besoin de tout faire bien. Oui, je vous laisse relire la phrase précédente. Il y a peut-être des histoires de lâcher-prise, d’apprentissage par l’erreur, de forgeron devant forger encore et encore ou d’une multitude d’autres explications dans tout ça.

Rigueur, discipline et bonnes pratiques m’apporteront toujours la satisfaction d’un travail bien fait. Mais trop souvent elles m’empêchent de gouter le plaisir primaire de simplement faire.

Je connais les règles, je sais les usages.
J’ai juste besoin, pour un temps, de m’amuser à contre courant.