Contre toute attente, voici que ce triste bourg de Trouland a décidé de me surprendre. Je n’ai aucune tendresse pour ce lieu, où je suis né et où je vis actuellement, ni pour sa faune que j’évite au possible. Mais cette année, ce week-end, je me fendrai peut-être d’une sortie parmi les autochtones.

Du 30 septembre au 2 octobre se tiendra le premier festival de la photographie industrielle d’Oyonnax. Aussi improbable que cela puisse paraitre, il s’agit d’un événement qui sort de l’ordinaire pour cette cité ouvrière vieillissante. Il serait donc dommage de laisser filer une occasion locale dont on ne sait si elle aura une suite.

Pour ne rien gâcher, le sujet me plait et je suis curieux de voir comment d’autres le traitent. Être confronté à d’autres regards et d’autres imaginaires ne peut être que source d’enrichissement. Pourquoi m’en priver ? Je devrais donc arriver à passer outre mes réticences habituelles.

Reste la question à 100 000 cacahuètes : j’y vais avec ou sans appareil photo ?