Continuons avec un nouvel aveu : j’ai un compte Facebook désactivé.

Voici donc la suite de ma petite mésaventure Facebook, et je la trouve assez amusante, voire risible.

Dans la matinée du mardi 16 août, par un quelconque miracle - ou sur un malentendu -, j’obtiens une réponse de Facebook me remerciant d’avoir confirmé mon identité et me rendant mon sésame. À défaut d’avoir véritablement bon fond, seraient-ils au moins récupérables, finalement ? N’ayant vu cette notification qu’au moment de plier mon portable pour aller au bureau, je remets ma visite au “Réseau Social” à un peu plus tard. Rien ne presse.

Plus tard dans la matinée, profitant d’un moment creux, je tente de me connecter. Et, là… Bingo ! À ma grande surprise, l’accès fonctionne vraiment et je retrouve ma page dans l’état où je l’avais laissée, contraint et forcé, quelques jours auparavant. Notez que je fais l’effort de mettre un peu d’eau dans mon vin : je n’utilise pas Tor et me contente d’une fenêtre en mode privé de mon navigateur. Puisque tout semble normal, j’envoie des invitations à deux vieux potes qu’il m’arrive encore de parfois croiser et je me décide à poster. Si, si. Pas grand chose, soit. Juste un lien vers l’article précédent de ce blog où je conte mes petits soucis, le balisage Open Graph du billet se chargeant de créer une jolie carte au sein de ma page Facebook. Et c’est tout.

Au moment de la pause déjeuner, avant de partir, je retourne jeter un œil. Je clique sur une nouvelle notification et me ramasse alors un message sibyllin, style “vous devez être connecté pour effectuer cette action”. Tiens ? Et dans la foulée, me voici redirigé à nouveau vers la mire d’authentification. Sacrebleu ! Je râle. Je peste. Je m’exécute. Je m’emplafonne dans la porte qui refuse alors de s’ouvrir. Motif ? “Suite à des activités suspicieuses, une enquête doit être conduite” et mon compte est “désactivé provisoirement dans l’attente des conclusions”. Allons, bon. C’est reparti pour un tour ! Sauf que j’ai un peu plus de mal à comprendre la raison cette fois. Mes conditions de connexion sont les mêmes que celles du milieu de matinée : même système, même configuration de navigateur, même IP - fixe, en zone française et clairement identifiable -, même tout quoi. Tant pis. Laissons courir un peu, ça devient presque une habitude et, de toute manière, j’ai franchement mieux à faire… 

Je retente ma chance le soir, une fois rentré à mon domicile : même sanction, même message. Pas de réelle surprise, pas plus que de réelle déception : Facebook dans toute la splendeur que je lui avais toujours imaginée. Même cérémonial le lendemain matin depuis le bureau. Même intérêt de ma part, néanmoins ponctué par un très spontané “Ah mais quelle bande de nazes !”. Cela nous mène au 18 août, où je décide de rouvrir le fil d’assistance qui avait servi à la vérification de mon identité. Je signale ce nouveau problème. Je mentionne mon étonnement. Je m’enquiers des causes possibles. Et je m’inquiète également du sort de la page Entreprise existante, afin de  savoir si sa gestion pourrait éventuellement être transférée à l’un des mes collègues. Le tout poliment, sans énervement ni noms d’oiseaux, alors même qu’à ce moment-là j’ai matière à faire pâlir de jalousie tout ornithologue digne de ce titre…

  La réponse finit par arriver dans ma boite mail le 20 août, vers midi.

Bonjour Florent,

Votre compte a été désactivé en raison d’une infraction aux conditions d’utilisation de Facebook. Nous désactivons les utilisateurs responsables de l’expédition de messages non sollicités et de la création d’objets visant uniquement à faire la promotion ou la publicité d’un produit, d’un service ou d’une opportunité.

Un ou plusieurs contenus publiés par vos soins ont été identifiés comme liés à de telles activités. Ces activités comprennent notamment :

  • L’incitation à partager, aimer ou cliquer sous de faux prétextes, définis comme suit :
  • Défaut d’activation des fonctionnalités proposées
  • Non-respect des engagements de compensation annoncés
  • Défaut d’attribution de l’accès au contenu proposé
  • L’incitation à partager, aimer ou cliquer sur des contenus compromettant la sécurité des utilisateurs
  • La demande ou la nécessité de copier et de coller du code JavaScript
  • La gestion de pages dédiées exclusivement à la promotion en ligne d’offres spéciales

Nous ne pourrons malheureusement pas réactiver votre compte.

Pour en savoir plus sur le règlement de Facebook, consultez les standards de la communauté à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/communitystandards/

Affichez les mises à jour de votre Espace Assistance : <lien retiré à l’édition>

Cordialement,

Justin
Community Operations
Facebook

Si vous avez suivi, vous savez donc que mon activité s’est réduite à :

  • l’envoi de deux invitations;
  • la publication d’un lien vers mon précédent billet.

Puisque vous êtes sur place, je vous laisse donc juge et vous invite à me faire part des différentes conditions que mon site personnel et son contenu sont susceptibles d’enfreindre dans le monde bienveillant du gentil Facebook.

Arrivé à ce point de non retour, je me suis tranquillement dirigé vers le formulaire de contestation. Mais en guise de contestation, je me suis restreint à demander que l’on m’indique explicitement quel(s) étai(en)t le(s) contenu(s) incriminés. Juste pour savoir de quoi rire, en fait.

Le dénouement a eu lieu ce mardi, sous la forme d’un email. En tout point identique à celui que j’ai copié un peu plus haut dans ce billet. Aux détails près qu’il ne contenait plus de lien vers l’espace d’assistance et qu’il était signé par une supposée Katie.

La conclusion de tout ça ?
Tirez-la vous-même.
À vous de voir.
Vraiment.

Pour ma part, c’est tant pis pour la présence de mon entreprise. Et ce n’est même pas grave. Et c’est finalement tant mieux pour moi. Je peux tourner la page sur ce bête moment d’égarement. De plus, la prochaine fois que je devrais avoir à faire avec Facebook, je me sentirais libre de jouer selon mes propres règles.

Et ça, ça risque de s’annoncer bien plus drôle.