C’était il y a 3 ans de cela. Déjà.

Le projet de refonte et de consolidation de ma présence en ligne n’en était même pas au stade embryonnaire, tout au plus une vague envie. Aucun dé n’avait été jeté. Pas le moindre choix fait. Rien. Nada. Keud. Le bon vieux “side project” à l’état zéro.

Forcément, dès ce moment, il devenait urgent et nécessaire de réserver un nom de domaine. Juste au cas où. Juste histoire de mettre un nom sur une vague mais magnifique idée, au milieu d’une liste sans fin d’autres magnifiques idées toutes aussi vagues.

Je savais au moins vouloir dresser un pont entre mes activités professionnelles et personnelles. J’ai donc retenu comme base une appellation qui datait de 1996 (et que je devais à une chanson des Eels). D’abord utilisée pour un projet personnel, puis “associatif”, ce nom était devenu celui de mon activité commerciale en tant que freelance.

Pour le reboot à venir, je lui ai retiré l’ensemble de ces voyelles inutiles, histoire de le raccourcir à sa seule part significative. Il ne restait plus qu’à choisir une extension qui présenterait un minimum de signification. Au moins à mes yeux, cela va de soi. Nous savons bien qu’être blogueur implique d’être principalement ”égocentré”.

Donc point de TLD. C’est trop banal, voyez-vous. Oublions également les gTLDs en tant que tels : c’est le Web, le lieu n’importe pas. Regardons donc les gTLDs un peu plus exotiques et pour lesquels une greffe (au fer à souder) de sens caché changerait la donne. L’illumination n’a pas été longue à se produire. TL ? Ça pourrait signifier “Timeline” !

Applaudissements nourris des neurones.
Ola des synapses.

Ça sera donc TL.

Bon… Dans les faits, j’ai découvert à ce moment-là que TL est le gTLD du Timor oriental (Timor-Leste), petit pays de l’archipel indonésien, indépendant depuis peu. Pays plutôt pauvre, le prix demandé par le registre pour l’enregistrement du domaine m’a paru être une manière comme une autre d’augmenter un peu son PIB. Qu’à cela ne tienne, au bout de quelques clics et de la saisie d’un numéro de CB, j’obtenais mon nom de domaine si précieux.

La suite est cousue de fil blanc. Les années ont succédé aux mois qui avaient succédé aux semaines et je n’avais toujours rien fait de ce nom de domaine. Jusqu’au mois de Mai de cette année où je me suis enfin décidé à mettre quelque chose en ligne à cette adresse. Ce même mois, je procédais à un inventaire bienvenu des noms de domaine dont j’étais détenteur. Une orgie, avec un budget de renouvellement conséquent et injustifié, pour le simple particulier que  je suis devenu. .

Comme si je venais de réaliser que j’avais atteint l’âge de raison (c’est-à-dire “trop vieux pour ces conneries”), j’ai procédé à quelques sacrifices évidents. Pour d’autres, je me suis accordé un peu plus de temps de réflexion. Pour le TL, un peu trop de temps, même. Je me suis décidé à le renouveler 24 heures avant la date d’expiration présente dans le WHOIS. J’ai alors eu une assez mauvaise surprise.

Le mode de fonctionnement du registre gérant le TL est un peu différent de ceux que je fréquente habituellement. Si bien que 24 heures avant son expiration, mon domaine était déjà marqué “PendingDelete“. Le simple renouvellement était donc impossible sans passer par la case “restauration”, coûteuse. Je venais donc de me faire avoir comme le bleu que je ne suis plus censé être depuis très longtemps.

J’ai donc décliné la gentille proposition qui m’était faite de restaurer le domaine pour la modique somme de 124,30 € HT (oui, oui…) et tiré un trait sur mes envies idiotes d’exotisme. Je me suis rappelé de la verdure des pâturages français. Je me suis dit qu’on n’y était pas si mal, finalement. Et c’est tant mieux puisque je pouvais également y trouver adresse. D’ailleurs, si vous êtes en train de lire ce blog, vous le savez.

Finalement, ce sera FR.