Pour remettre cet endroit en ordre de marche, je souhaitais des choses simples. Les choses simples sont presque toujours les plus pratiques et j’avais réellement besoin de savoir à l’avance que je ne perdrais pas de temps en bricolage.
Il me fallait tracer correctement le cercle du “simple et pratique” dans ce contexte.

La liste obtenue pour caractériser cela était, grossièrement, la suivante :

  • Ne pas avoir à gérer une base de données.
    Ce n’est qu’un carnet personnel, il se doit d’être le plus léger possible en ne consommant qu’un minimum de ressources (mémoire, stockage et temps processeur).
  • Ne pas avoir à installer d’application spécifique sur le serveur.
    Toujours pour la même raison de légèreté, mais également par envie de ne pas avoir trop à se soucier de la sécurité, ni de devoir suivre de près des mises à jour supplémentaires.
  • Pouvoir écrire où bon me semble et quand bon me semble.
    Cette contrainte m’est un peu nouvelle mais s’impose un peu plus chaque jour. Elle implique donc de ne pas forcément disposer d’une connexion Internet au moment de l’écriture. Ni d’un ordinateur digne de ce nom (et encore moins de *l’un des miens*). Ni d’une application particulière. J’en conclus donc que l’utilisation “mobile” (à défaut de “nomade”, dans mon cas) a pris une plus grande place dans mon quotidien.
  • Avoir quelque chose de rapidement consultable et lisible.
    Entendez cela par quelque chose qui se charge rapidement dans la grande majorité des circonstances et peut être lu agréablement sur des périphériques mobiles.

J’ai donc pris un peu le temps de chercher, de lire et d’expérimenter avant de prendre la décision de la remise en ligne. Cette quête s’inscrivant également dans une démarche de veille que j’effectue au quotidien, elle ne m’a rien coûté rien, bien au contraire.

Au final, voilà ce qui est actuellement mise en oeuvre derrière ce que vous voyez :

  • De plus en plus souvent, Nginx remplace Apache sur les serveurs que je possède, loue ou gère. Son côté économe quand il s’agit des ressources machines m’a rapidement séduit. Et bien que transposer de longues années d’acquis de l’un vers l’autre ne s’est pas fait en 5 petites minutes (et n’est toujours pas terminé, soyons honnête), trouver ses marques est chose aisée.
  • Exit la base de données, les pages générées à la volée puis, éventuellement, mises en cache. Retour au contenu statique le plus basique : de bons vieux fichiers que le serveur prend et distribue sans avoir à invoquer quelque langage de script que ce soit. J’ai recours à un petit gestionnaire de blog statique, écrit en Python et qui couvre la grande majorité de mes besoins : Pelican.
  • Mon activité professionnelle a évolué de sorte que j’ai pris un certain retard sur tout ce qui est “Frontend” Web. L’idée de faire une mise en forme qui s’adapte proprement aux différents écrans m’inquiétait vraiment, d’autant que je ne souhaitais pas faire l’impasse. J’étais presque résigné à souffrir jusqu’à ce qu’on me souffle que Knacss, “ça semblait pas mal”. Le nom m’amusait, je savais également qui en était l’auteur. Cela suffisait amplement à me le faire essayer. Bilan ? L’essayer, c’est l’adopter. Merci Raphaël.

Tout ce petit monde constitue une solution qui me convient très bien, que je peux encore adapter sans trop d’efforts et qui fait exactement ce que j’attends d’elle.

Bien entendu, je suis régulièrement victime de ma propre inconstance. Une fois de plus, c’est le cas ici, puisque j’ai fait quelques entorses à mes propres règles :

  • L’ajout des photos (dans un format généreux) ne va pas du tout dans le sens de l’économie de ressources et de la vitesse de chargement. Mais la photographie m’apporte tellement depuis quelques années que je n’ai pu me résoudre à l’exclure de ce carnet.
  • L’utilisation d’une fonte (pourtant banale) via Typekit n’est pas une option des plus judicieuses non plus, lorsqu’il s’agit de performance Web. Mais je la trouve agréable à l’oeil et à la lecture.
  • Le recours à un traqueur Google Analytics m’est désormais contre nature lorsqu’il s’agit de publication personnelle. Néanmoins, la curiosité a pris le dessus, non pour le nombre de visites (ça n’a guère d’importance), mais pour obtenir une vue d’ensemble des équipements utilisés par les visiteurs (ça, par contre, c’est une vraie richesse).

Quoi qu’il en soit, je retiendrai de tout cela, qu’une fois de plus, la simplicité reste une valeur refuge.